Le théâtre de nos vies


Depuis l’enfance nous avons appris à jouer des rôles afin de nous adapter au monde, aux gens qui nous entouraient. On a appris à faire semblant, on a vite remarqué que lorsque nous étions nous même cela nous apporté des soucis. Lorsque nous étions tout petit, au moins jusqu’à l’âge de trois ans on nous laissait un peu faire ce que l’on voulait, dire ce que l’on voulait et puis on a grandi et nos parents ont commencé à nous dire “ce n’est pas bien de dire ça, ça ne se fait pas ”. Alors on a écouté et on a suivi certaines règles, même si elles nous empêchaient d’être authentique.


L’adolescence est arrivé et là nous avons commencé à nous rebeller, nous ne voulions plus suivre les règles, mais au lieu de faire ce que nous voulions vraiment, au lieu d’écouter nos désirs on a simplement fait le contraire de ce que papa et maman voulaient que nous fassions. Nous avons enlever le costume de l'enfant sage pour mettre celui de l’adolescent rebel.

Mais là non plus nous n’étions pas nous même, nous faisions comme les copains, mêmes tenues, mêmes coiffures, même mots , mêmes comportements, nous jouions un nouveau rôle.


Et puis voilà que nous sommes devenu de jeunes adultes, nous voulions changer le monde, certains ont tenté de le faire en ne suivant pas les routes bien tracées, mais beaucoup d’entre nous se sont souvenu de certaine phrases que nos parents disaient lorsque nous leurs parlions de nos projets “ arrête de rêver, garde les pieds sur terre “, “ la vie c’est pas une partie de plaisir, il faut travailler dur si tu veux obtenir quelque chose”, “ on ne fait pas toujours ce que l’on veut ”.

On s’est dit qu’ils avaient certainement raison et qu’il serait peut être sage de suivre les conseils de papa- maman et arrêter de vivre dans un monde d’utopie. Nous avons décidé de partir faire de hautes études car elle permettrait à la fin de trouver un travail bien payé. Ou bien nous avons choisi des études plus courtes parce que nous l’avons cru lorsqu’on nous a dit que tel ou tel métier ce n’était pas fait pour nous, que nous n’en étions pas capable.


Et puis nous avons trouvé un travail, nous avons commencé à fréquenter une demoiselle ou un jeune homme, on a endossé le rôle de petite amie, puis de conjointe , et puis de maman.

Et nous voilà arrivé à 40 ans, nous avons un mari, deux enfants, une maison, une voiture, un métier, nous avons tout pour être heureux et pourtant il y a quelque chose qui ne va pas, un sentiment de mal être , de ne pas être à sa place.

Le soucis c’est que nous avons joué tellement de rôles différents, la femme ou l'homme parfait, la mère ou le père parfait, l’employé(e) modèle, le super chef d'entreprise, qu’aujourd’hui nous ne savons plus qui nous sommes vraiment.


Mais il y a quelque chose de positif dans tout ça , c’est que j’en ai pris conscience, et que je peux décider d’écouter mes sensations, mes émotions afin d’être enfin authentique.

Je ne vous dis pas que votre vie est un gachi, qu’il ne fallait pas vous marier, avoir des enfants. Ce que je vous dis c’est d’écouter enfin votre coeur, et décider de ne plus jouer de rôles, ou au moins de prendre conscience lorsque vous êtes en train de jouer.


Découvrir qui je suis et ce qui me fait vibrer


Vous pouvez vous poser des questions : est ce que ce travail me plait vraiment ? Est ce que je m’épanoui dans ce que je fais ? Est ce que je suis heureux de me lever le matin ?

Et si ce travail ne me convient pas, je peux me demander : Quelles sont mes qualités ? Les choses qui sont faciles à faire pour moi, et pour lesquelles je ressens de la joie .


Je peux décider d’être plus authentique avec mes enfants, arrêter de vouloir jouer la maman ou le papa parfait. M’écouter lorsque je suis en train de dire à mes enfants les mêmes choses que mes parents me disaient au même âge, leur permettre d’être eux même.

Ne pas avoir peur de prendre un chemin différent si je me suis rendu compte que je n’étais pas heureux sur lequel je suis actuellement. Prendre conscience des barrières, des étiquettes que mes parents et la société ont mis sur ma route. N’en vouloir à personne, surtout pas à mes parents, ils ont simplement reproduit les schémas qu’on leur avait appris.

Peut être comprendre que je ne suis pas obligé de souffrir , de travailler dur pour obtenir quelque chose. Je peux décider de prendre plaisir à faire les choses, et décider de faire confiance à la vie et aux opportunitées qu’elle m’offre lorsque je suis capable de les accueillir. Je peux enfin décidé d’être Moi.